L´ensemble

Fondé en 2010 par Nicolas Penel (violon), Laurent Galliano (alto) et Mathieu Rouquié (violoncelle), l'Ensemble Fratres travaille de concert avec le luthier et archetier Luc Breton, dont le métier et la connaissance forgent son homogénéité sonore et son goût artistique.
 
Avec plus de 300 concerts à son actif, l'Ensemble Fratres livre une musique prenante et ses interprétations sont le reflet d'un message optimiste. Il se produit entre autres au Festival des Flandres (Bruges, Maasmechelen, Anvers), Festival AMUZ (intégrale des quintettes à deux violoncelles de Luigi Boccherini, Anvers - 2010), Printemps des Arts (Nantes), Fondation Concert Spirituel (Varsovie - Pologne), RadialSystem V (Berlin), Thüringer Bachwochen (Erfurt), Händel Festspiele (programme mêlant musique ancienne et musique électroacoustique, Halle - 2011) et au Festival La Via Lattea (Suisse). Et avec des musiciens de renom, tels Marie-Claude Chappuis, Maria Espada, Nicolau De Figueiredo, Vittorio Ghielmi, Barthold Kuijken, Roberta Mameli, Carlos Mena, Dorothee Oberlinger, Luca Pianca et l'Ensemble Zefiro.
Nommé ensemble en résidence de la saison musicale Amarcordes (Genève, Suisse), il y tient de nombreux concerts entre 2010 et 2014, notamment avec le projet Bach Filiation (intégrale des oeuvres concertantes de J.S. Bach). Invité par le luthiste Luca Pianca, il a interprété en 2017 le Combattimento di Tancredi de Monteverdi pour le LAC Lugano Arte e Cultura (Suisse) ; et en 2018, il participe à la re-création d'oeuvres baltes du XXème siècle (A. Pärt, E. Esenvalds, P. Vasks) en orchestre à cordes, et sur instruments anciens, sous la baguette de Pascal Crittin (directeur de la Radio Télévision Suisse RTS).
 
Les musiciens de l'Ensemble Fratres se passionnent pour la prononciation de la musique, sur tous instruments, grâce à un véritable vocabulaire de couleurs (voyelles) et d'attaques (consonnes). « Chuintements, sifflements, grattements, glissandi et autres jeux de tempéraments, s'invitent dans leur interprétation, grâce à des techniques appropriées et instruments spéciaux, faits pour parler de la sorte. Avec ce langage musical, nourri de diversité et de relief, qui tient en haleine, imprévisible et accueillant, il découvre un swing, une vie harmonique et rythmique peu au goût du jour dans la musique classique : une proposition qui surprend et qui doit surprendre. » Francesco Biamonte, RTS
 
L'Ensemble Fratres est déclinable en formations variables, allant du trio à cordes à l'orchestre pré-romantique. À son répertoire, des oeuvres baroques, et également des interprétations d'oeuvres classiques et romantiques, tant en formation de musique de chambre qu'en disposition orchestrale : Pergolesi (Stabat Mater), Purcell (Didon & Énée, Abdelazer, Suites, Fantaisies), Telemann (Suites), Bach (Concerti, Messe en Si, Passion selon St-Matthieu et St-Jean, Oratorio de Noël), Vivaldi (Concerti, Stabat Mater, les Quatre Saisons), Haendel (Messie), Haydn (quatuors à cordes, La Création), Boccherini (quintettes, Stabat Mater), Mozart (trio à corde, quintettes, Requiem, Messes), Schubert (quatuors, quintette, octuor, Messe en Mib), Brahms (sextuor), ainsi que Schostakovitch (quatuors à cordes) et Jean Cras (trio à cordes).
En 2013, Hanspeter Oggier (flûte de pan) invite l'Ensemble Fratres pour son projet discographique consacré aux concerti pour flûte d'A. Vivaldi et de G .P. Telemann. Cet enregistrement voit le jour sous le label Brilliant Classics, en deux volumes (2015 et 2016). Un nouvel enregistrement est réalisé en 2018 avec l'organiste et chef de choeur Daniel Meylan pour la maison Hortus, autour des Vêpres Luthériennes. Le prochain enregistrement à paraître est consacré aux quintettes à deux altos de Mozart, et sortira début 2020.
 
L'Ensemble Fratres est régulièrement invité à participer à des émissions de la Radio Télévision Suisse (l’Heure musicale, Magma, Magnétique), qui diffuse aussi certains de ses concerts. Il est premier prix du concours de musique de chambre de l'Association des Amis et Anciens Élèves du Conservatoire Supérieur de Musique de Genève (2005), diplôme d'honneur du concours international de musique de chambre Joseph Joachim de Weimar (2005), diplômé de la Haute Ecole de Musique de Genève (classe de quatuor à cordes de Gabor Takacs-Nagy, 2006) et premier prix du concours de musique de chambre Musica Antiqua de Bruges (2006). 

Les programmes

W.A. Mozart

Quintettes A Deux Altos
« L'ALTO ET SES CONFIDENCES » Les quintettes à deux altos voient le jour à l’orée des années 1760 en Autriche. Cette formation trouvera de grands esprits pour s’y amuser : Pleyel, Boccherini Albrechtsberger, Hoffmeister, Zimmermann, Beethoven. Mais c'est avec Boccherini (qui lui consacre une centaine d’œuvres) et surtout Michael Haydn qu’elle prend son envol (avec ses Notturni de 1773). Des pages admirables et prophétiques qui inspireront au jeune Mozart son premier quintette à deux altos.
 
Mozart justement, qui, ayant fait de l’alto son instrument fétiche, trouvera, en excellant dans la composition pour cette nouvelle formation, une élégante manière d’honorer son Maître. Joseph Haydn (roi du quatuor à cordes). Il s’y emploiera à six reprises.
 
L’Ensemble Fratres propose deux des pièces prépondérantes du répertoire mozartien, citées comme incontournables dans la littérature de musique de chambre, même si elles sont beaucoup moins connues que ses quatuors. C’est d’ailleurs l'un des motifs qui a présidé à la réalisation d'un disque. L’enregistrement a eu lieu en décembre 2014 et sera bientôt publié.
 

  • Quintette à deux altos no 4 en ut mineur K. 406
    Allegro – Andante – Menuetto in canone,
    Trio in canone al roverscio – Allegro
     
    Quintette à deux altos no 5 en ré majeur K. 593
    Larghetto, Allegro, Larghetto – Adagio – Menuetto,
    Trio – Allegro
  • Durée du concert : environ 60’
    Cinq musiciens : 2 violons – 2 altos – 1 violoncelle
    Possibilité d’étendre la durée du programme à 90’ par l’ajout d’une pièce supplémentaire en duo, trio ou quatuor.
  • L’ALTO
    L’alto débute sa carrière au XVème siècle. D’abord dissimulé au cœur de l’orchestre, il prend de l’assurance dans des formations moins nombreuses : la musique de chambre lui va si bien ! Instrument emblématique du quatuor à cordes, il se propage rapidement à d’autres métissages. Véritable parallèle du couple éternel des deux violons, les deux altos apportent leur tonalité chaude et grave aux confidences des compositeurs et conviennent particulièrement bien quand celles-ci se font tragiques.
     
    « Ce n’est pas aux extrêmes de l’aigu et du grave que l’alto s’exprime le mieux, mais dans les entrailles du bizarre. »
    (Catherine De Poortere, rédactrice)
  • Quintette n°4 en Ut mineur K406
     
    Il s'agit d'une transcription que Mozart réalise lui-même d’une autre de ses compositions : la Sérénade en ut mineur pour 8 instruments à vent K388, composée en 1782. Un exercice réussi, dont la teinte expressive propre aux instruments à vents subsiste, mais bel et bien interprété sur des instruments à cordes frottées. C’est une œuvre dramatique, austère, tendue, intensément subjective, se situant aux antipodes de toutes les conventions musicales, expressives et sociales du genre, tant par sa tonalité tragique que par la rigueur de son écriture contrapuntique. Avec cette transcription, Mozart aurait perçu une nouvelle révélation des possibilités insoupçonnées de la formation à deux altos qui ne se pratiquait plus depuis 14 ans, mais d’où naîtront rapidement les deux chefs d’œuvres suivants, les K515 & K516.
     
    Quintette n°5 en Ré Majeur K593
     
    Durant l’année 1790, vaincu par la misère, la maladie, la solitude et le découragement, Mozart s’est enfoncé dans un marasme douloureux. Rentré à Vienne, il opère un redressement foudroyant et, dans un sursaut vital, accumulera les chefs d’œuvres à un rythme étourdissant durant les douze mois qui lui restent encore à vivre. Ce quintette date de décembre 1790. il est le tout premier fruit de cette résurrection créatrice !

Vivaldi & Telemann

Pan Flute Concertos and Suites
Confier la voix soliste des concertos de Vivaldi et des suites de Telemann à la flûte de Pan peut sembler, une démarche insolite; mais de prime abord seulement.
 
En effet, elle se justifie pleinement d’un point de vue historique: la flûte de Pan - nom générique donné à toute flûte composée d’un assemblage de tuyaux biseautés - trouve précisément une partie de ses origines européennes sous la forme du naï roumain. Commence alors un dialogue, celui des musiques populaires et la fascination qu’elles exercent sur les compositeurs, de toutes les époques.
 
L’usage de la flûte de Pan dans l’interprétation du répertoire baroque « savant » est une proposition légitime et heureuse, qui donne dans ces œuvres de Vivaldi et de Telemann, une coloration vive et chaleureuse qui leur correspond.
 

  • G. Ph. Telemann (1681-1767)
    Suite en la mineur, TWV 55:a2 pour Flûte, cordes et basse continue
    Suite "La Bizarre" en sol majeur, TWV 55:G2, pour cordes et basse continue
     
    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    Concerto "Il gardellino" en ré majeur, RV428
    Concerto pour deux violons en la mineur, RV 522, extrait de l'Estro Armonico
    Concerto "La notte" en sol mineur, RV439
  • Durée du concert: environ 90’
    9 musiciens: 1 flûte de pan – 2 violons – 1 alto – violoncelle – 1 contrebasse1 clavecin – 1 théorbe – 1 harpe
  • On sent chez Telemann l’usage libre et raisonné d’une palette infinie de couleurs harmoniques, rhétoriques, mélodiques et rythmiques. Tout est là, à portée de main, et sans abus; ce qui fait que même lorsque le compositeur se fait peintre caricatural, comme dans la suite ‘la Bizarre’, et la suite en La Mineur, rien n’est excessif, rien ne laisse à désirer: synthèse et vagabondage… ici, une rudesse mélodique, qu'une grâce tempère aussitôt, et pareillement dans les dialogues concertants, où toute surprise peut survenir, qui reste toujours harmonieuse.
     
    Ce programme réunit également un ensemble de pièces parmi les plus virtuoses que Vivaldi ait écrites pour la flûte. Deux chefs-d’œuvre de la musique figurative du maître italien : La Notte, d’abord, qui évoque tantôt les affres d’une nuit agitée, peuplée de spectres, tantôt l’apaisement et le sommeil profond ; Il Cardellino, ensuite, où la flûte virevoltante imite le chant enjoué du chardonneret. Ce programme est complété du Concerto RV 522 pour cordes issus de L’Estro Armonico.

BOCCHERINI EN ESPAGNE?

La Guitare!
La ronde de nuit (Rembrandt, 1642)
« Si Dieu voulait parler aux hommes par la musique il le ferait avec les œuvres de Haydn ; pourtant s’il voulait écouter de la musique Lui-même, il se déciderait pour Boccherini. »
Jean-Baptiste Cartier (1798)
 
C’est pour le Marquis de Benavente, un amateur et protecteur fortuné, que Boccherini arrange certains de ses quintettes, entre 1798 et 1799, pour quatuor à cordes et guitare. Découvrant la musique populaire espagnole certainement dès son arrivée à Madrid en 1768, Il ornera son œuvre de nombreuses  références aux rythmes de danses (fandango, séguédille) ou aux modes musicaux locaux (gammes andalouses). Les ressources de la guitare, si familières à Boccherini sont tout naturellement misent à l’honneur dans sa musique de chambre.
 

  • Luigi Boccherini (1743-1805)
     
    Quintette avec guitare n° 1 en ré mineur G.445 // durée : 24’
    Quintette avec guitare n° 9 en do majeur « Ritirata di Madrid » G.453  // durée : 26’
    Quatuor à cordes en la majeur Op.32 n°4 // durée : 9’
  • Durée du concert : environ 60’
    5 musiciens : 1 guitare – 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle
    Possibilité d’étendre la durée du programme à 70’ par l’ajout d’une pièce supplémentaire soliste à la guitare. 
  • Dans la célèbre « Ritirata di Madrid », adaptée d’après un quintette à deux violoncelles, Boccherini imite le va et vient de la ronde militaire de nuit, amenant le couvre-feu et la fermeture des rues. 
     
    Boccherini a écrit à son propos : « Il faut s’imaginer assis à côté de la fenêtre lors d’une nuit d'été dans un appartement de Madrid et que la troupe ne peut être entendue que de loin dans une autre partie de la ville, si bien qu’il faut commencer à jouer assez doucement. Lentement, la musique grandit de plus en plus jusqu'à ce qu'elle soit très forte, indiquant que la ronde de nuit passe directement sous la fenêtre de l'auditeur. Puis, progressivement, le volume diminue et redevient faible comme la troupe s'éloigne dans une rue lointaine. »
     
    Pour interpréter cette musique pleine de surprises et d'inventions, l’Ensemble Fratres a le bonheur de s'associer de nouveau avec le grand luthiste et guitariste Luca Pianca, fondateur d’ « Il Giardino Armonico », bien connu pour ses collaborations avec, entre autres, Nikolaus Harnoncourt, Cecilia Bartoli ou encore Vittorio Ghielmi. 
     
    Sur ce projet, ils retrouvent un terrain familier, une passion pour la recherche musicale fondamentale et un vif esprit d'innovation.
  • LUTHISTE & CHEF D’ORCHESTRE
     
    Luca Pianca est né en Suisse à Lugano. Il a fait ses études musicales à Milan et Salzbourg avec Nikolaus Harnoncourt. En 1982 il commence une collaboration avec  le « Concentus Musicus Wien » qui continue encore aujourd’hui. Il est le co-fondateur d’ « Il Giardino Armonico », applaudi comme l’une des toutes premières formations pour l'interprétation de la musique baroque italienne. Il est aussi partenaire de nombreux chanteurs comme Cecilia Bartoli, Eva Mei, Christoph Prégardien, Georg Nigl et des instrumentistes comme Viktoria Mullova ou encore Albrecht Mayer.
     
    Luca Pianca a enregistré plus de cinquante disques, incluant les œuvres complètes pour luth de Jean Sébastien Bach et Antonio Vivaldi. Il forme également un duo très prolifique avec le gambiste Vittorio Ghielmi, invité régulièrement pour des tournées en Europe et aux Etats-Unis. Il a joué dans les plus importants festivals, théâtres ou saisons de concerts (Salzbourg, Lucerne, Schleswig Holstein, Mito, Wiener Festwochen, Deutsche Philharmonie, Theater an der Wien, Opernhaus Zürich, Teatro alla Scala, Wigmore Hall, Lincoln Center, Carnegie Hall in New York, Oshi Hall in Tokyo) et Sir Simon Rattle l’a invité pour donner la Passion selon Saint-Jean avec le Berliner Philarmoniker.
     
    Depuis 2008 il dirige le cycle Bach au Konzerthaus de Vienne, donnant l’intégrale des cantates de Jean Sébastien Bach avec son propre « Ensemble Claudiana » et les « Wiener Sängerknaben », impliquant tout aussi bien des chanteurs reconnus que des jeunes musiciens talentueux. Déjà presque quarante cantates ont été données en concert.
     
    Luca Pianca a également collaboré avec l’icône rock Sting.

QUATUOR À CORDES

L’Art de la Différence
Hommage à J.S. Bach (Georges Braque, 1950)
Avec ce programme, Fratres revient à ses fondamentaux : le quatuor à cordes et le mélange de musiques d’époques variées, du baroque au moderne.

Grâce à un art de l’interprétation qu’il a aiguisé au fil des années, l’ensemble fait swinguer Bach, donne toute sa noblesse à Haydn et met en lumière le caractère en apparence encore serein d’un jeune Shostakovich.
 

  • J.S. Bach (12’) // L’Art de la fugue BWV 1080 (extraits)
     
    J. Haydn (48’) // Quatuor op.76 n°1 et n° 3 « L’Empereur »
     
    D. Shostakovich (15’) // Quatuor n°1, op. 49
  • Durée du concert: 75’
    4 musiciens: 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle 

L’ORIENTALISME

Échanges avec l'occident
Panthée conduite devant Cyrus (1630) – La Hyre
Aujourd’hui, pour un auditeur, la partition et ses notes sont le paysage de la musique. Le musicien, lui, voit sa page de musique révélée entre sa rêverie et ses oreilles.
 
Jadis, le pâtre, avec son roseau ou son tuyau de sureau, taillé lorsqu’il est en sève, déployait ses sons par la seule vision du paysage… Tant et si bien que sa mélopée était parole, de gratitude pour la beauté environnante. C’était un Jubilus des cinq sens.

L’orient ce n’est pas seulement la Turquie mais aussi les Balkans, la Grèce, la Roumanie, régions mystérieuses de transition et baignées d’antiquité. Le Duduk, cet instrument arménien, nous rappelle encore aujourd’hui que l’orient n’est qu’un discours continu, une méditation sur la nature. L’orientalisme est un souvenir de cette heureuse époque ancienne.
 

  • H. Purcell (1659-1695) // Suite "Abdelazer ou la revanche du Maure" (Z570 – 1676) 
    G.P. Telemann (1681-1767) // Suite en La mineur (TWV 55:a2) – Danses (extraits)
    J.P. Rameau (1683-1764) // Les Indes Galantes (extraits du Turc généreux) et suites pour Clavecin (transcriptions)
    Jean Cras (1879-1932) // Trio à cordes (1926) - Souvenirs d’Orient
    C. Debussy (1862-1918) // Syrinx – la flûte de Pan (L.129 – 1913)
    Suite Folklorique Roumaine // "Cintec de Leagan", "Dea Lungul", Sîrba et la fameuse Ciocîrlia (Turquie Orientale)
    J.B. Lully (1632 – 1687) // Le Bourgeois Gentilhomme (1670) « Marche pour la Cérémonie des Turcs »
    Carl Nielsen (1865 – 1931) // Suite Aladdin (1919) « Orientalischer Festmarsch », « Der Marktplatz in Ispahan »
    A. Vivaldi (1678 – 1741) // « Il Grosso Mogul » -  Op.7 N°11, RV208 - Recitativo Grave
  • Durée du concert: environ 90’
    5 musiciens: 1 flûte de Pan – 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle
  • L’occident, lui, ne peut oublier la présence menaçante du sultanat sur les bords de Vienne et Soliman le Magnifique (1495 - 1566), un homme de la Renaissance, avec qui François 1er fait alliance en 1536. Sous Louis XIV, sera reçu un émissaire de Mehmed IV, sultan de l'Empire ottoman.
     
    Ainsi l’exotisme, et la peur tournée en ridicule, permit de faire éclore : en littérature, le Bourgeois gentilhomme de Molière (1670) avec célébration turque et personnage du grand mamamouchi, les Lettres persanes de Montesquieu (1721) ; et en musique, les ballets des Maures, des Égyptiens, les « canarias » et autres instruments à la turque, proposés par Lully. Purcell s’en fait l’écho pour les rois d’Angleterre, et Rameau y mêle l’esprit des lumières, où l’autre n’est plus à craindre quand on peut l’admirer : le bien et le mal étant partout dans les hommes, tous égaux. 
     
    Telemann est peut-être le premier compositeur à adopter une attitude d’ethnomusicologue et à assimiler les rythmes de danses populaires, avec la poésie des mélodies rurales et folkloriques hongroises et roumaines, amenant l'auditeur à vagabonder dans les paysages magiques et poétiques magyars. Il inaugure une source d’inspiration qui mènera à Chopin en Pologne, Bartok en Hongrie, Joseph Canteloube en France, et tant d’autres. 
    Entre la vraie mélodie ethnique et les parfums imaginaires, la frontière est bien mince, et Jean Cras, qui mêle parfums et senteurs d'Afrique et d'Orient rapportés de ses grands voyages, n’est pas bien loin du Ravel hispanisant ou d’Albeniz renationalisant le paysage musical fantasmé. 
     
    De même Debussy représente le faune pan mallarméen jouant les roseaux qu’il a liés, une dernière fois avant de mourir. Est-il le dernier créateur qui palpe encore l’émotion païenne d’être là vivant, à se sentir en osmose dans le paysage du monde ?
    Rêve debout. // Auteur : Cédric Constantino

UN ESCAPADE EUROPÉENNE

Quatour avec Flûte de Pan
Mathieu Rouquié, Laurent Galliano, Hanspeter Oggier, Maxime Alliot
 Confier la partie de soprano à la flûte de Pan dans un quatuor à cordes peut paraître farfelu. Si cette sonorité ne semble pas être rattachée d’évidence à la musique occidentale, la flûte de Pan affiche cependant des origines certaines, ancrées profondément en Europe depuis l’antiquité grecque.
 
D’où le pari légitime de la convier à la musique savante, jouant avec la liberté traditionnelle des compositeurs de l’époque, pour lui permettre d’assumer des interprétations inédites et époustouflantes de grandes partitions. Avec son timbre feutré, quoiqu’intense, elle vient, à l’orée des embouchures, épouser les murmures chatoyants des cordes frottées en boyaux.
 
Avec cette idée vive et colorée, l’Ensemble Fratres et Hanspeter Oggier (Flûte de Pan) poursuivent leur voyage musical initié avec le disque ‘Vivaldi Concerti’ (Brilliant Classics, 2015)
 

  • J. Haydn (1732-1809) // Quatuor en Sol Majeur, Op.1 n°4
    W.A. Mozart (1756-1791) // Quatuor en Fa Majeur KV370
    C. Janequin (1485-1558) // Le Chant des Oiseaux 
    B. Bartok (1881-1945) // Danses Populaires Roumaines
    C. Debussy (1862-1918) // Syrinx – la Flûte de Pan 
    J. Strauss (1804-1849) // Freuden-Grüsse, Walzer « Überall gut, in der Heimat am besten »
    H. Purcell (1659-1695) // Ground – Sir Anthony Love or The Rambling Lady
  • Durée du concert: entre 60’ et 90’
    4 musiciens: 1 flûte de pan – 1 violon – 1 alto – 1 violoncelle
  • FLÛTE DE PAN
    Né en Valais, Hanspeter Oggier commence l’étude de la flûte de Pan dans son canton d’origine avant de bénéficier, à partir de 1996, de l’enseignement du maître Simion Stanciu « Syrinx » à Genève. Dès 2002, Hanspeter Oggier poursuit sa formation entre Genève et Zurich à la Société Suisse de Pédagogie Musicale (SSPM) et obtient, en 2006, un diplôme d’enseignement (classe de Simion Stanciu Syrinx). Lauréat de la Fondation Kiefer Hablitzel en 2007, il décroche l’année suivante un diplôme de concert (classe de Kiyoshi Kasai) et sort un premier enregistrement chez Musica nobilis, intitulé Arpeggione, en collaboration avec Marielle Oggier (flûte) et Mathias Clausen (piano). Il achève sa formation musicale à la Hochschule Luzern-Musik par un Master of Arts mit Major Performance Klassik Panflöte (2010) auprès de la flûtiste Janne Thomsen.
     
    Hanspeter Oggier mène à la fois une carrière de chambriste et de soliste : il a notamment participé à la série de concerts Musik an der ETH (2009), a entrepris des collaborations fructueuses avec l’Ensemble Fratres (2010 et 2014), ou encore s’est illustré au Flötenfestival Freiburg (2013), à l’invitation de la Deutsche Gesellschaft für Flöte. Parallèlement à ses activités de concertiste, il enseigne la flûte de Pan à la Hochschule Luzern-Musik.
     
    Si Hanspeter Oggier montre un intérêt tout particulier pour la musique contemporaine dédiée à son instrument, entretenant d’étroites collaborations avec de nombreux compositeurs, la musique ancienne est devenue, au fil des années, la pierre angulaire de son travail de « chercheur-interprète », notamment à la suite de ses rencontres décisives avec l’ingénieur du son Jean-Daniel Noir, avec le claveciniste et pianofortiste Michel Kiener et avec le luthier et musicologue Luc Breton. Il est d’ailleurs l’un des seuls flûtistes de Pan à jouer sur des instruments accordés suivant un « tempérament baroque ». Hanspeter Oggier travaille beaucoup dans une direction, similaire à celle de l’Ensemble Fratres, qui consiste à intégrer autant que possible les caractéristiques du langage commun dans le langage musical, en s’inspirant notamment de la volonté permanente des musiciens de la Renaissance et de l’époque baroque d’imiter la voix humaine ainsi que de témoignages issus de la musique traditionnelle.

UN ESPRIT LIBRE

Le trio à cordes
Trois musiciens (Pablo Picasso, 1910)

Un concert en trio à cordes représente à merveille les valeurs musicales de l'Ensemble Fratres.

La liberté et l'égalité d'abord : dans des compositions qui font la part belle aux trois instruments, chacun peut s'exprimer pleinement. Le dialogue entre le violon, l'alto et le violoncelle n'en est que plus passionnant.

L'éclectisme et la curiosité ensuite, car si Mozart et Beethoven nous sont familiers, Dohnányi et Cras sont des compositeurs qui méritent d'être (re)découverts. Et comme nul n'est prophète en son pays, il est rare d'entendre en concert la musique du compositeur suisse Volkmar Andreae.

 

  • Programme à composer avec le choix d'œuvres suivantes :
    W.A. MOZART // Divertimento K.563
     
    L.V. BEETHOVEN // Trio op. 9 n°3
     
    E. DOHNÁNYI // Sérénade op.10
     
    J. CRAS // Trio à cordes
     
    V. ANDREAE // Trio à cordes op.29
  • Durée du concert: de 75' à 90'
    3 musiciens: 1 violons – 1 alto – 1 violoncelle
  • Le Divertimento de Mozart est un chef d'œuvre unique, c'est son seul trio à cordes et sa plus longue composition de musique de chambre. Mais sa maîtrise technique et sonore est telle que la longueur ne devient jamais un but en soi; chaque mouvement est parfaitement proportionné par rapport à l'ensemble et Mozart maintient une remarquable égalité de traitement des voix. Dernier trio à cordes composé par Beethoven, le trio en ut mineur est dominé par un pathos et un sentiment de souffrance, il semble déjà aspirer à la logique implacable qui caractérisera ses compositions symphoniques de même tonalité. C'est une œuvre très condensée qui fut bien accueillie par le public jeune de l'époque mais ne suscita pas l'admiration des partisans de Haydn.
     
    Il faudra attendre Dohnányi et sa Sérénade, composée en 1902, pour retrouver un trio à cordes aussi exigeant et élégant que les deux précédents. Dohnányi est ici dispensé du respect strict d'une forme classique, et peut laisser libre cours à son invention mélodique. En cinq épisodes alternant mouvements rapides et virtuoses et moments d'intense lyrisme, il renouvelle un genre disparu depuis Beethoven. Un peu plus tardif (1926) le trio composé par Jean Cras nous emmène en voyage. Cet officier de marine n'a pas son pareil pour retranscrire dans ses compositions les ambiances sonores de ses nombreuses escales et voyages autour du monde. L'exotisme et le dépaysement sont au rendez-vous.
     
    Compositeur également méconnu, Volkmar Andreae a dominé la vie musicale suisse pendant presque un demi-siècle en tant que chef d'orchestre de la Tonhalle de Zürich de 1906 à 1949 et directeur du Conservatoire de la même ville de 1914 à 1939. Parmi ses nombreuses compositions, le trio à cordes opus 29, d'un style post-romantique très abouti, vient compléter judicieusement le répertoire de cette formation.

LA FINE FLEUR DU VIOLONCELLE

Quintettes À Deux Violoncelles
Luigi Boccherini en 1765-1768
à son arrivée en Espagne
 Le violoncelle et ses atours si caractéristiques : son timbre chaleureux et ample, évoquant la voix humaine et ses sonorités habiles, légères et fantaisistes...
 
On les doit sans l’ombre d’une hésitation à Luigi Boccherini ! Un génie de l’archet et de l’écriture !Pas étonnant, à l’image de Mozart avec ses quintettes à deux altos, qu’on lui doive cette formation nouvelle (quintette à deux violoncelles) et pour laquelle il aura écrit près de cent treize œuvres...
 
L’opportunité de vagabonder, largement, dans ses évocations prenantes de chants d’oiseaux (Uccelliera), de parties de chasses où résonnent au loin l’appel des sonneurs à la Trompe (I pastori e il Cacciatori), ou encore de ces crépitements de feux de bois, de ces chaleurs indicibles et arides du folklore ibérique... jusqu’aux traits exaltés du tout récent et pimpant « Sturm und Drang » allemand. De là à toquer à la porte de Franz Schubert et de son quintette à deux violoncelle en do majeur D956, il n’y a qu’un pas !
 
Toute l’inventivité, la fraîcheur et l’inspiration d’un musicien pétillant se révèlent dans ces pièces de choix, que l’Ensemble Fratres aime faire vivre et découvrir avec grand appétit.
 

  • Luigi Boccherini (1743-1805)
     
    Quintette en ré majeur, Op.11 n°6 - G276 « l'Uccelliera »
    Quintette en mi majeur, Op.13 n°6 - G282 « I pastori e il Cacciatori » 
    Quintette en ré mineur, Op.25 n°1 - G295
    Quintette en do majeur, Op.25 n°4 - G298
    Quintette en do majeur, Op.46 n°3 - G361
    Quintette en ré majeur, Op.49 n°1 - G365
     
    Franz Schubert (1797-1828) 
    Quintette en do majeur, D956
  • Durée du concert: environ 80’
    5 musiciens: 2 violons – 1 alto – 2 violoncelles
  • La musique de ce virtuose, désigné à seize ans violoncelliste soliste du Théâtre Impérial de Vienne, définitivement personnelle, est déjà propulsée au-delà du style baroque sans pour autant appartenir entièrement au style classique. Son œuvre, selon le catalogue de Yves Gérard publié en 1962 est forte de près de 600 œuvres. Elle semble toujours attendre un certain renouveau dans notre monde musical contemporain.
     
    Parmi les étrangetés à son catalogue (édité par Oxford University Press avec le support de la baronne Germaine de Rothschild), l’on trouve quatre-vingt-onze quatuors à cordes, presque autant que pour Joseph Haydn, et une ondée de quintettes à deux violoncelles, forme inventée par Boccherini lui-même, s'élevant eux, au nombre de cent treize !

STABAT MATER

Christ en croix entre Marie et Jean
(Albrecht Altdorfer, 1512)
Le texte liturgique du Stabat Mater Dolorosa, écrit au XIIIème siècle par le moine franciscain Jacopone Da Todi, a inspiré de nombreux compositeurs.
 
L’Ensemble Fratres propose dans un même programme, un rapprochement de trois Stabat Mater complémentaires à merveille, et représentatifs de trois époques d’écriture bien distinctes. Il a le privilège de donner ce programme avec Maria Espada, soprano et Carlos Mena, contre-ténor.
 

  • Stabat Mater per contralto, archi e basso continuo RV 621 // 1712 
    d’Antonio Vivaldi. 
     
    Stabat Mater a due voci con violini, viola e basso // 1736 
    de Giovanni Battista Pergolesi. 
     
    Stabat Mater per una voce sola (soprano), violini, viola e basso (G.532) // 1781 
    de Luigi Boccherini.
     
    Ce programme se décline en trois variantes selon la durée souhaitée
  • • Variante 1
    Stabat Mater de Vivaldi – Boccherini – Pergolesi. 
    effectif : 2 solistes + 6 musiciens
    durée: environ 105’ 
     
    • Variante 2
    2 Stabat Mater de Vivaldi – Pergolesi. 
    effectif : 2 solistes + 6 musiciens
    durée: environ 60’ 
     
    • Variante 3
    Stabat Mater de Boccherini + une pièce instrumentale (Rosenmüller, Biber, Vivaldi...) 
    effectif : 1 soliste + 5 musiciens (sans orgue)
    durée: environ 60’
  • Variantes 1 et 2: 
    6 musiciens : 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle – 1 contrebasse – 1 orgue 
    2 solistes : Maria Espada, soprano; Carlos Mena, contre-ténor 
     
    Variante 3 : 
    5 musiciens: 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle – 1 contrebasse 
    1 soliste : Maria Espada, soprano 
  • Antonio Vivaldi (1678-1741) est dans la trentaine lorsqu’en 1712 il reçoit une commande de l’église Santa María della Pace à Brescia pour écrire un Stabat Mater. Il s’agirait de sa première incursion dans le répertoire sacré. Composé pour une seule voix d’homme, d’une grande simplicité d’écriture, Vivaldi s’y exprime avec intériorité et une ferveur recueillie.
     
    Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) compose son Stabat Mater en 1736, peu de temps avant de mourir de la tuberculose. Il s’est retiré pour se reposer dans le monastère de Puzzuoli. La légende voudrait qu’il soit décédé avant d’en terminer l’écriture, rappelant sans conteste le mythe entourant la composition du Requiem de Mozart, et qui contribua certainement à ce que cette œuvre soit jouée partout en Europe. Certainement l’une des pages les plus poignantes et les plus vivantes de la musique sacrée.
     
    Luigi Boccherini (1743-1805) entre en 1770 au service de l'Infant d'Espagne Don Luis, qui lui commande un Stabat Mater en 1781 pour sa résidence de Las Arenas. Comme Vivaldi, Boccherini choisit de n’utiliser qu’une seule voix soliste, de soprano cette fois-ci. Une deuxième version verra le jour en 1801 pour trois voix, le compositeur souhaitant éviter la monotonie. La réussite de l’intégration de la voix dans un quintette à cordes tient certainement à la grande habitude qu’a Boccherini de composer pour cette formation, et fait de cette composition un véritable joyau de « musique de chambre sacrée ».

L’OSPEDALE DELLA PIETÀ

 Vêpres Pour La Nativité de La Vierge
Entrée du Grand Canal,
Venise. Canaletto (1697-1768)

L’Ensemble vocal féminin Polhymnia et l’Ensemble Fratres vous plongent dans l'atmosphère intime et recueillie de l’Ospedale della Pietà de Venise en proposant un programme consacré exclusivement aux voix de femmes dans l’œuvre de Vivaldi.

 La mission de l’Ospedale della Pietà de Venise était de porter secours aux filles abandonnées en leur assurant une éducation générale ainsi qu’une éducation musicale de haut niveau. Dès l’âge de 10 ans, certaines d’entre elles étaient sélectionnées par le gouverneur et le maître de chapelle pour faire partie du chœur de l'Ospedale en tant que chanteuse ou musicienne.

Cette institution jouissait d’une grande réputation en Europe et recevait fréquemment des visiteurs de renom. Le Pape Pie IV, J.-J. Rousseau ou le célèbre Charles Burney sont venus en personne écouter les jeunes filles jouer et chanter. Tous ont été transportés par la qualité des prestations.

 

  • Gloria en ré majeur, RV 589 pour solistes, chœur féminin et orchestre (1678 – 1741)
     
    L’Estro Armonico - Concerto No 11 en ré majeur opus 3 pour deux violons et violoncelle
    RV 565 Allegro – Adagio – Allegro – Largo e spiccato – Allegro
     
    Laetetus Sum, en fa majeur, RV 607
     
    Ascende Laeta Montes - Introduzione al Dixit pour soprano, deux violons et basse, RV 635
     
    Dixit Dominus
    Psaume 109 – RV 595, pour solistes, chœur féminin et orchestre
  • Durée du concert: environ 90’
    11 musiciens: 2 violons – 1 alto – 1 violoncelle – 1 contrebasse - 1 basson – 2 hautbois – 1 trompette - 1 théorbe – 1 orgue positif
  • Cet ensemble professionnel dirigé par Franck Marcon est composé de 15 chanteuses qui s’investissent avec passion dans un chœur de chambre. L’Ensemble est un acteur de la vie culturelle suisse.
    La qualité vocale et l’engagement de chacune d’entre elles permettent à cette formation de poursuivre sa vocation orientée vers la création musicale contemporaine et sa diffusion à un public aussi large que possible en Suisse et à l’étranger.
     
    Polhymnia collabore étroitement avec des compositeurs de tous horizons et notamment suisses, qui écrivent spécialement pour l’Ensemble. Des œuvres de Jean-Sélim Abdelmoula, George Barcos, Nicolas Bolens, Elise Cieslak, Felicia Donceanu, Eric Gaudibert, Jean-Louis Gand, Adrian Kreda, Jean-Paul Liardet, Massimo Lunghi, Christophe Sturzenegger, Pierre Thoma et Julien-François Zbinden ont été ainsi données en concert en création mondiale.
    Le répertoire des XVIIIe, XIXe, XXe et XXIe siècles, constitue le deuxième axe d’activité du groupe. Polhymnia possède ainsi un répertoire étendu avec pour chaque projet et chaque époque une approche vocale, musicologique, organologique extrêmement précise et historique. Le chœur est particulièrement attaché à toutes ces collaborations artistiques. Ainsi, différents projets ont été engagés avec, entre autres, le Geneva Brass Quintet, l’Ensemble Fratres, le Quatuor Elixir et la Maîtrise du Conservatoire Populaire de Musique.
     
    La discographie de l’Ensemble Polhymnia est saluée par la critique pour l’originalité de ses projets ainsi que pour la qualité de son exécution. Depuis sa création, l’Ensemble vocal Polhymnia s’est fait entendre en Suisse, en France, en Roumanie, en Suède et en Hongrie. Il a représenté la Suisse au concours international de chant choral du Florilège vocal de Tours en France en 2004. L’Ensemble a été invité en 2009, pour un concert rétrospectif de l’ensemble des créations suisses qu’il a suscitées, par l’association suisse des musiciens (ASM) lors du festival de musique contemporaine – Voice – à Lausanne. En 2014, l’Ensemble a fêté ses vingt ans d’existence et de créations en proposant une nouvelle saison à Genève.
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